Les 3 différents contrats VDI

Il existe 3 contrats VDI :

  1. le VDI acheteur-revendeur
  2. le VDI mandataire
  3. le VDI courtier

contrats VDI1) Le VDI acheteur-revendeur achète à son entreprise et revend à son client à son nom et sous l’enseigne de l’entreprise. La marge entre les deux actes est sa rémunération. A cela s’ajoutent les différents bonus.

Le VDI a une marge de manœuvre sur les prix de vente. L’entreprise lui fournit un « prix de vente conseillé » mais c’est lui qui décide du tarif qu’il va pratiquer : partant du prix d’achat s’il veut appâter un client en rognant au maximum sur sa marge (mais pas en-dessous car le dumping est illégal) jusqu’au prix de vente maximum si l’entreprise en a fixé un – souvent dans le but de préserver son image de marque – ou celui qu’il détermine lui-même pour rester honnête et crédible.

Si le vendeur ne possède pas de stock, sa marge est immédiate. Dans ce cas, il n’achète les marchandises que lorsqu’il a une commande (ou plusieurs commandes groupées) et qu’il arrive en fin de période de rétractation, il les règle par carte bancaire à débit différé et les livre immédiatement (il doit dans ce cas contrôler les frais de livraison qui ne doivent pas trop empiéter sur sa marge).

Il peut tout à fait se constituer un stock avec les produits les plus vendus et avec ceux qu’il va consommer lui-même pour être sûr de ne subir aucune perte et se montrer à la fois très réactif pour enchanter un client livré sans délai. C’est très courant pour des cosmétiques ou des produits alimentaires, plus globalement pour les marchandises d’usage courant et sans cesse renouvelées. Avoir un stock non calculé augmente les risques d’invendus que le VDI doit assumer.

Le VDI doit assumer les impayés donc prendre toutes les précautions pour ne pas se retrouver confronté à de mauvais payeurs.

 

contrats VDI2) Le VDI mandataire signe des contrats au nom et pour le compte de l’entreprise lorsqu’il réalise une vente. Il est ensuite rémunéré par des commissions selon son chiffre d’affaires.

La périodicité de ces versements est définie dans le contrat qui le lie à sa société mais en tout état de cause, ils sont différés par rapport à la date de la vente donc sa marge n’est pas immédiate.

C’est la société qui fixe les prix de vente, le VDI n’a aucune marge de manœuvre.

Ce statut garantit davantage la sécurité du réseau : d’une part, la société peut contrôler la marge sur les produits et la procédure (respect du délai de rétractation) et d’autre part, les vendeurs sont plus suivis donc mieux formés et plus rassurés.

Ce mode de fonctionnement est plus lourd pour la société qui doit facturer à la fois le client et le vendeur mais c’est le passage obligé pour une société qui a besoin d’avoir le listing clients pour son service après-vente car sa responsabilité est engagée, par exemple pour un distributeur d’adoucisseurs d’eau.

Pour le vendeur, c’est l’assurance de ne pas perdre d’argent à cause des invendus puisqu’il n’est pas propriétaire de la marchandise donc ce qu’il n’écoule pas, il le retourne à la société.

De ce fait, il peut disposer d’un gros stock puisqu’il n’a pas l’argent à avancer ce qui est indispensable pour certains produits (différentes tailles pour de la lingerie par exemple).

Pour le mandataire, cela peut lui permettre, selon le contrat, de facturer ses frais de déplacement si la vente n’aboutit pas.

En revanche, cela peut être un problème le jour où il met fin à son contrat avec la société car c’est elle qui est propriétaire du portefeuille et lui de la clientèle. Il y a une nuance entre ces deux termes qui fait le bonheur des juristes en cas de litige.

 

contrats VDI3) Le VDI courtier est un type de contrat à part et de surcroit très rare : le courtier n’est qu’un intermédiaire, il a en charge la prospection et, lorsqu’il trouve un client potentiel, il le met en relation avec la société qui réalise l’acte de vente et la signature du bon de commande. Il est ensuite rétribué par des commissions sur les ventes. Ce statut n’est pas à proprement parler associé au marketing de réseau donc nous ne détaillerons pas davantage les contrats VDI courtier.

Pour connaître les nuances administratives précises entre les différents contrats VDI, renseignez-vous auprès de l’URSSAF.

 Chaque statut a ses avantages et ses inconvénients mais il convient néanmoins d’étudier les contrats VDI scrupuleusement avant de le signer car, comme il n’existe pas de contrat type, chaque clause peut être assouplie ou durcie.

4 commentaires à propos de “Les 3 différents contrats VDI”

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